Lettre de François VIDOCQ du 19 septembre 1852 (lue par M. Daniel Girard, comédien)
| Il y a quelques jours, j’ai fait remettre à Monsieur le Préfet de la Seine, en main propre, une demande afin d’obtenir une modique pension pour me faire exister pendant le peu de temps qui me reste à vivre. J’ai 80 ans, le sacrifice ne sera pas très long. J’ai tout perdu, si on m’abandonne je n’ai de refuge que dans le dépôt de mendicité ou le suicide. J’ai été informé que ma demande a été renvoyée à Monsieur le Préfet de Police pour avoir son avis, mon sort est dans ses mains. Soyez assez bon pour le voir et obtenir que cet avis soit favorable, j’ose compter sur votre obligeance pour faire cette démarche. Permettez moi de vous faire observer qu’obliger vite c’est obliger deux fois. Vous me connaissiez et vous savez si je suis digne qu’on s’intéresse à moi. J’aurai l’honneur d’aller vous voir lundi. Votre dévoué serviteur : VIDOCQ 19 Septembre 1852
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