La Commission Nationale des l'Informatique et des
Libertés dénonçait, déjà, depuis des années les dysfonctionnement du
fichier de Police S.T.I.C. (Système...) mais, cette fois, c'est le
Parlement lui même qui, à la suite de la nomination d'une commission
d'enquête, pointe du doigt les problèmes relatifs à ces fichiers dans
un rapport de 370 pages.
Le rapport rappelle, d'ailleurs, (page 149 et suivantes) les
conditions dans lesquelles les Préfets doivent respecter dans le cadre
du contrôle des professions de sécurité comme les détectives et
enquêteurs privés, l'article 10 de la loi Informatique et Libertés
prévoyant qu’« aucune autre décision produisant des effets
juridiques à l’égard d’une personne ne peut être prise sur le seul
fondement d’un traitement automatisé de données destiné à définir le
profil de l’intéressé ou à évaluer certains aspects de sa personnalité
».
D'ailleurs, une circulaire n° INT /C/07/00059/c du Ministre de
l'Intérieur en date du du 9 mai 2007 relative aux modalités de mise en
œuvre du STIC rappelle que : « les éléments d’information
communiqués par les services de police aux autorités administratives
dans le cadre d’une enquête ne doivent pas se limiter à la simple
transmission des éléments de la fiche STIC. Ils doivent comprendre une
analyse et une appréciation critique issue de la consultation ».
Il incombe donc aux Préfets de : « vérifier la pertinence des
informations recueillies en fonction de la nature de l’enquête
sollicitée. Il y a lieu de s’appuyer sur le ou les dossiers de
procédure judiciaire, en s’attachant notamment à la réalité des faits
imputés au requérant, à leur gravité, à leur répétition éventuelle et
à l’âge du mis en cause au moment de leur commission. »
Il nous donc a semblé intéressant de publier, intégralement, le
rapport n° 1548 de la Commission des Lois constitutionnelles, de la
législation, et de l'administration générale de la République sur les
fichiers de Police.
Le rapport parlementaire intégral sur les fichiers de Police